Fashionista : se dit d'une personne fanatique de la mode. Si je revendique un goût certain pour le style, les vêtements, la culture, je ne suis PAS une FASHIONISTA!
mardi 30 août 2011
lundi 29 août 2011
"Gnagnagni, gnagnagna"
Anecdote d'ascenseur ce matin.
Je croise un homme âgé, qui se dirige vers une clinique X.
Il monte au 10e, moi au 12e.
Il me sourit.
Je lui dis que nous ferons un bon bout d'ascenseur ensemble.
Il me demande, intéressé, si je suis "garde-malade".
Je lui réponds que je suis aux communications.
Ça semble l'embêter.
Il me dit : alors vous faites des 'gnagnagni, gnagnagna'.
(dans ma tête : wtf, ????!!!!).
Et de lui expliquer à quoi ça sert quelqu'un aux coms dans un CHU.
Ca m'a bien fait rigoler.
'gnagnagni, gnagnagna'
Redéfinition de tâche en vue?
vendredi 26 août 2011
Il y a un an que je t'ai laissé...
..mon petit appendice adoré (keuf keuf).
Il y a un an, l'homme et moi achevions de merveilleuses vacances.
Paris, Berlin... nous allions terminer le tout sur la Côte-D'azur, à Nice.
Ce moment de repos et de détente, commandité par nos vacances annuelles durement gagnées,
allait toutefois prendre une toute autre tournure.
À Berlin ont débuté de curieux symptômes. Maux de ventre (ça, je suis habituée. Très résistante à la douleur des maux de ventre je suis devenue avec le temps), perte d'appétit (absolument anormal dans mon cas, mais peut-être avais-je ingéré trop de ces délicieux strudels dont seuls les Allemands ont le secret?), maux de coeur. Faiblesse.
Mais non. je n'étais pas enceinte (fiou).
J'ai fait le vol de retour Berlin-Paris avec la mer au bord des lèvres. Et le trajet en TGV Paris-Nice en me bourrant d'advil et d'aspirine. C'était tout ce qui passait, cela gelait un peu le mal, mais si peu. Même la vue d'un verre d'eau me rendait malade.
Arrivés à Nice, fatigués par la journée de voyage, nous sommes allés directement à l'hôtel. Il faut dire que la nuit était bien entamée. Je n'ai pas dormi cette nuit-là. J'ai en fait vécu la pire nuit de ma vie. Un cauchemar éveillée. Découvert ce que le mot "douleur" voulait vraiment dire. Cherché une position pour être confortable...sans en trouver. Pris des bains chauds. Une douche froide. Vomi de la bile couleur "Alien", tout en sachant que je n'avais rien ingéré depuis près de 48h. J'avais chaud. J'avais froid. Je mettais cela sur le compte de la climatisation et de la fatigue. Le déni total. Et cette douleur qui rendait le moindre mouvement pénible. Insupportable.
Au matin, l'homme s'est levé, avec la ferme intention d'aller visiter la plage de galets. Je lui ai demandé de me trouver d'abord une clinique: notre première visite serait en milieu hospitalier.
Ça tombe bien, le CHU de Nice n'était qu'à "quelques pas" de notre hôtel. Je me rappelle avoir marché les 3 plus longs coins de rue de ma jeune vie. Mon désir de recevoir une piqure mirculeuse, qui mettrait fin à cette intoxication alimentaire aux strudels (mon diagnostic).
Arrivée à l'hôpital Saint-Roch, ma prise en charge a été immédiate. Prises de sang et de température, électrocardiogramme, radiographies du bas-ventre, bref tout le bataclan. J'étais convaincue qu'ils ne trouveraient rien. J'en était convaincue. Cette douleur, aussi intolérable soit-elle, partirait avec une petite piqure d'une solution miraculeuse.
Ca ne se produisit pas. Les résultats de mes analyses biologiques sont revenus complètement anormaux. J'avais une infection quelque part, il fallait trouver. MERDE. La plage devrait attendre.
L'Homme a pris en charge le cas des assurances : gossage, obstinage. Ne voulaient pas payer. Chaque test devait être autorisé à la pièce. Je ne remercierai jamais assez l'Homme pour tout le soutien et le support logistique (et moral, n'oublions pas) apportés lors de cette épreuve. Ce fut difficile, nous en sommes sortis plus forts.
Un moment, l'équipe médicale en place nous a fait comprendre que peu importe les assurances, il FALLAIT procéder aux tests. Une question de vie. L'équipe médicale a été absolument charmante, extraordinaire. La prise en charge a été ce qui, selon moi devrait être ici, au Québec : immédiate, impeccable, attentionnée. Bien sur, il y a eu quelques moments d'attente, notamment entre le diagnostic et l'attribution du lit dans une chambre. Mais qu'est-ce que 2 ou 3 heures en regard des 36 à 48 que certains vivent souvent ici?
Bref.
Écho. Scan. Le verdict est tombé : c'était une crise d'appendicite et il fallait opérer. NOW.
Je me rappelle avoir beaucoup pleuré, avoir demandé si je pouvais prendre l'avion afin de me faire opérer chez moi: on ne veut jamais autant être à la maison que lorsqu'on est malades. "Non madame, si vous prenez l'avion, vous allez mourir". Oh, alors on ravale sa salive, on serre les dents, et on se dit que ça va aller.
On ne pense pas, à ce moment, que retirer l'appendice malade d'un patient est une opération de routine. Que c'est peu invasif. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on veut les bras de son amoureux... L'Homme a été merveilleusement présent.
L'opération s'est très bien déroulée. Je me rappelle avoir fait des blagues à mon entrée au bloc operatoire avec le personnel, qui trouvait extraordinaire d'avoir une "canadienne française chez eux". C'est bien moi. Je me souviens du froid terrible au réveil. De la perfusion qui s'était déplacée dans ma main gauche et me faisait si mal. De l'infirmière soucieuse, consciencieuse. Des difficultés respiratoires.
J'ai souvenir du résident arrivant à mon chevet le 1er matin, afin de me dire "wow, il était vraiment temps que l'on vous opère!!!". Rassurant. Ca m'apprendra à endurer tant de mal pendant près de trois jours. Les résultats de l'analyse pathologique révèleront que mon appendice était infecté, hautement inflammé et perforé, c'est pourquoi j'avais si mal: l'infection se répandait. J'ai été TRÈS chanceuse et encore aujourd'hui, je dis merci à distance au personnel de l'Hôpital Saint-Roch de Nice : je n'aurais pu souhaiter une meilleure prise en charge.
Pour le reste, cela relève de l'anecdote logistique : l'obligation de repousser le retour au pays de quelques jours, l'assurance qui refuse de payer le billet pour mon amoureux, tous les soucis et l'énergie perdus dans ce dossier, alors que nous en avions besoin pour autre chose. Et la Côte d'azur que je n'ai vue que brièvement, au prix de grands efforts.
Mais je reviendrai. Un appendice en moins.
Il y a un an, l'homme et moi achevions de merveilleuses vacances.
Paris, Berlin... nous allions terminer le tout sur la Côte-D'azur, à Nice.
Ce moment de repos et de détente, commandité par nos vacances annuelles durement gagnées,
allait toutefois prendre une toute autre tournure.
À Berlin ont débuté de curieux symptômes. Maux de ventre (ça, je suis habituée. Très résistante à la douleur des maux de ventre je suis devenue avec le temps), perte d'appétit (absolument anormal dans mon cas, mais peut-être avais-je ingéré trop de ces délicieux strudels dont seuls les Allemands ont le secret?), maux de coeur. Faiblesse.
Mais non. je n'étais pas enceinte (fiou).
J'ai fait le vol de retour Berlin-Paris avec la mer au bord des lèvres. Et le trajet en TGV Paris-Nice en me bourrant d'advil et d'aspirine. C'était tout ce qui passait, cela gelait un peu le mal, mais si peu. Même la vue d'un verre d'eau me rendait malade.
Arrivés à Nice, fatigués par la journée de voyage, nous sommes allés directement à l'hôtel. Il faut dire que la nuit était bien entamée. Je n'ai pas dormi cette nuit-là. J'ai en fait vécu la pire nuit de ma vie. Un cauchemar éveillée. Découvert ce que le mot "douleur" voulait vraiment dire. Cherché une position pour être confortable...sans en trouver. Pris des bains chauds. Une douche froide. Vomi de la bile couleur "Alien", tout en sachant que je n'avais rien ingéré depuis près de 48h. J'avais chaud. J'avais froid. Je mettais cela sur le compte de la climatisation et de la fatigue. Le déni total. Et cette douleur qui rendait le moindre mouvement pénible. Insupportable.
Au matin, l'homme s'est levé, avec la ferme intention d'aller visiter la plage de galets. Je lui ai demandé de me trouver d'abord une clinique: notre première visite serait en milieu hospitalier.
Ça tombe bien, le CHU de Nice n'était qu'à "quelques pas" de notre hôtel. Je me rappelle avoir marché les 3 plus longs coins de rue de ma jeune vie. Mon désir de recevoir une piqure mirculeuse, qui mettrait fin à cette intoxication alimentaire aux strudels (mon diagnostic).
Arrivée à l'hôpital Saint-Roch, ma prise en charge a été immédiate. Prises de sang et de température, électrocardiogramme, radiographies du bas-ventre, bref tout le bataclan. J'étais convaincue qu'ils ne trouveraient rien. J'en était convaincue. Cette douleur, aussi intolérable soit-elle, partirait avec une petite piqure d'une solution miraculeuse.
Ca ne se produisit pas. Les résultats de mes analyses biologiques sont revenus complètement anormaux. J'avais une infection quelque part, il fallait trouver. MERDE. La plage devrait attendre.
L'Homme a pris en charge le cas des assurances : gossage, obstinage. Ne voulaient pas payer. Chaque test devait être autorisé à la pièce. Je ne remercierai jamais assez l'Homme pour tout le soutien et le support logistique (et moral, n'oublions pas) apportés lors de cette épreuve. Ce fut difficile, nous en sommes sortis plus forts.
Un moment, l'équipe médicale en place nous a fait comprendre que peu importe les assurances, il FALLAIT procéder aux tests. Une question de vie. L'équipe médicale a été absolument charmante, extraordinaire. La prise en charge a été ce qui, selon moi devrait être ici, au Québec : immédiate, impeccable, attentionnée. Bien sur, il y a eu quelques moments d'attente, notamment entre le diagnostic et l'attribution du lit dans une chambre. Mais qu'est-ce que 2 ou 3 heures en regard des 36 à 48 que certains vivent souvent ici?
Bref.
Écho. Scan. Le verdict est tombé : c'était une crise d'appendicite et il fallait opérer. NOW.
Je me rappelle avoir beaucoup pleuré, avoir demandé si je pouvais prendre l'avion afin de me faire opérer chez moi: on ne veut jamais autant être à la maison que lorsqu'on est malades. "Non madame, si vous prenez l'avion, vous allez mourir". Oh, alors on ravale sa salive, on serre les dents, et on se dit que ça va aller.
On ne pense pas, à ce moment, que retirer l'appendice malade d'un patient est une opération de routine. Que c'est peu invasif. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on veut les bras de son amoureux... L'Homme a été merveilleusement présent.
L'opération s'est très bien déroulée. Je me rappelle avoir fait des blagues à mon entrée au bloc operatoire avec le personnel, qui trouvait extraordinaire d'avoir une "canadienne française chez eux". C'est bien moi. Je me souviens du froid terrible au réveil. De la perfusion qui s'était déplacée dans ma main gauche et me faisait si mal. De l'infirmière soucieuse, consciencieuse. Des difficultés respiratoires.
J'ai souvenir du résident arrivant à mon chevet le 1er matin, afin de me dire "wow, il était vraiment temps que l'on vous opère!!!". Rassurant. Ca m'apprendra à endurer tant de mal pendant près de trois jours. Les résultats de l'analyse pathologique révèleront que mon appendice était infecté, hautement inflammé et perforé, c'est pourquoi j'avais si mal: l'infection se répandait. J'ai été TRÈS chanceuse et encore aujourd'hui, je dis merci à distance au personnel de l'Hôpital Saint-Roch de Nice : je n'aurais pu souhaiter une meilleure prise en charge.
Pour le reste, cela relève de l'anecdote logistique : l'obligation de repousser le retour au pays de quelques jours, l'assurance qui refuse de payer le billet pour mon amoureux, tous les soucis et l'énergie perdus dans ce dossier, alors que nous en avions besoin pour autre chose. Et la Côte d'azur que je n'ai vue que brièvement, au prix de grands efforts.
Mais je reviendrai. Un appendice en moins.
mardi 23 août 2011
Mots et maux d'ascenseur
12 étages qu'il faut gravir avant de parvenir à mon bureau.
Il y a les marches, parfois (surtout en mode descente, soyons honnêtes). Et il y a les ascenseurs.
oh.
C'est que vous ne les avez pas vus. Vous n'avez pas vraiment envie de les prendre. Je vous le dis. Croyez-moi sur parole.
Décrépits. Le mot est faible.
Ils sont donc au nombre de deux. 6 places chacun. 6 places bien serrées, s'entend. Il ne faut pas être trop lourd. Sinon les portes ferment et qui sait ce qu'il advient alors de vous. Je délire.
Parfois, l'ascenseur de droite décide de ne plus fonctionner. Ça arrive. Faut pas stresser (mais on stresse tout de même). Vous ne voulez pas vraiment prendre l'ascenseur de droite. Parce qu'on ne sait jamais.
Malgré tout, on les prend, ces fameux ascenseurs. Et on y fait des rencontres.
On se fait faire des déclarations d'amour par des psychiatrisés. Une femme, et un homme. On est un peu traumatisés, mais au final, ça nous fait bien rigoler et on prend le compliment.
On y voit de grandes joies. Et des peines. Comme cette employée ce matin arrivée en pleurs dans les bras de son patron. On ne saura jamais ce qui s'est passé. Mais ça nous a ébranlé. On y a pensé toute la journée. On y pense encore. J'espère que tu vas mieux, employée en pleurs.
Et on fait des blagues, jour après jour, avec ces inconnus croisés. Ceux qui sourient, ceux qui sont inquiets. On blague sur l'état de l'ascenseur. On espère ne pas rester coincés. Mais bon, on est prêts. Prêts à tout. À toutes ces rencontres.
Et on se dit que la désuetude (ça existe ce mot?) ça crée parfois des liens.
Et que ça, c'est extraordinaire. Ces sourires incertains mais complices que nous échangeons, quand l'ascenseur tressaute, s'ébranle, grince, coince. Cette humanité.
Il y a les marches, parfois (surtout en mode descente, soyons honnêtes). Et il y a les ascenseurs.
oh.
C'est que vous ne les avez pas vus. Vous n'avez pas vraiment envie de les prendre. Je vous le dis. Croyez-moi sur parole.
Décrépits. Le mot est faible.
Ils sont donc au nombre de deux. 6 places chacun. 6 places bien serrées, s'entend. Il ne faut pas être trop lourd. Sinon les portes ferment et qui sait ce qu'il advient alors de vous. Je délire.
Parfois, l'ascenseur de droite décide de ne plus fonctionner. Ça arrive. Faut pas stresser (mais on stresse tout de même). Vous ne voulez pas vraiment prendre l'ascenseur de droite. Parce qu'on ne sait jamais.
Malgré tout, on les prend, ces fameux ascenseurs. Et on y fait des rencontres.
On se fait faire des déclarations d'amour par des psychiatrisés. Une femme, et un homme. On est un peu traumatisés, mais au final, ça nous fait bien rigoler et on prend le compliment.
On y voit de grandes joies. Et des peines. Comme cette employée ce matin arrivée en pleurs dans les bras de son patron. On ne saura jamais ce qui s'est passé. Mais ça nous a ébranlé. On y a pensé toute la journée. On y pense encore. J'espère que tu vas mieux, employée en pleurs.
Et on fait des blagues, jour après jour, avec ces inconnus croisés. Ceux qui sourient, ceux qui sont inquiets. On blague sur l'état de l'ascenseur. On espère ne pas rester coincés. Mais bon, on est prêts. Prêts à tout. À toutes ces rencontres.
Et on se dit que la désuetude (ça existe ce mot?) ça crée parfois des liens.
Et que ça, c'est extraordinaire. Ces sourires incertains mais complices que nous échangeons, quand l'ascenseur tressaute, s'ébranle, grince, coince. Cette humanité.
lundi 22 août 2011
Pour le meilleur et pour le pire (non, ce n'est pas ce que vous pensez!)
La main qui cherche.
Celle qui tâte et ne retrouve pas ce qui devrait pourtant être là.
C'était bien là!
Mais où sont-elles? Dans le sac? À moins que ce ne soit dans celui-ci? Ou encore celui-là?
Et on se met à tout lancer partout. À tout déplacer.
Comme si de bousculer l'ordre établi allait nous permettre de mieux retrouver le bien perdu.
Et puis le téléphone sonne.
Une gentille dame à la voix inconnue qui vous demande si vous n'auriez pas perdu vos cartes au Marché?
Si, justement.
Merci, gentille dame :) Vous avez fait ma journée, mon weekend. Ma semaine peut-être.
Je vous suis extrêmement reconnaissante.
Oh. Et en passant, lecteur, lectrice. Le mémoire avance. 34 pages de rédigées au cours des derniers jours. Je vais en venir à bout. :)
Pour ceux qui n'auraient pas compris : le pire ce w-e = perdre ses cartes.
Le meilleur = les retrouver. Et rédiger comme une déchainée.
Celle qui tâte et ne retrouve pas ce qui devrait pourtant être là.
C'était bien là!
Mais où sont-elles? Dans le sac? À moins que ce ne soit dans celui-ci? Ou encore celui-là?
Et on se met à tout lancer partout. À tout déplacer.
Comme si de bousculer l'ordre établi allait nous permettre de mieux retrouver le bien perdu.
Et puis le téléphone sonne.
Une gentille dame à la voix inconnue qui vous demande si vous n'auriez pas perdu vos cartes au Marché?
Si, justement.
Merci, gentille dame :) Vous avez fait ma journée, mon weekend. Ma semaine peut-être.
Je vous suis extrêmement reconnaissante.
Oh. Et en passant, lecteur, lectrice. Le mémoire avance. 34 pages de rédigées au cours des derniers jours. Je vais en venir à bout. :)
Pour ceux qui n'auraient pas compris : le pire ce w-e = perdre ses cartes.
Le meilleur = les retrouver. Et rédiger comme une déchainée.
lundi 15 août 2011
Comme un goût de Chine
Un DVD m'attendait hier en revenant à la maison (en fait, c'était plutôt 3, mais je passerai sur le mauvais film québécois déprimant et le film français trop long mais tout de même assez intéressant).
Ce qui a capté mon intérêt, c'est Last Train Home, un documentaire qui relate la vie d'une famille chinoise pendant 2 ou 3 ans. Les parents ont quitté la campagne profonde peu après la naissance de leurs enfants afin de travailler dans une manufacture à 2000 km de leur village natal. Ils veulent donner un avenir à leurs enfants - l'argent, l'éducation sont la seule porte de sortie pour les paysans. Les enfants sont laissés aux bons soins des grands parents. Malgré leur sacrifice, leur fille ainée abandonne l'école à 17 ans pour travailler aussi dans une manufacture. La force de ce film réside dans la retenue du père, dans le blabla incessant de la mère, qui voit ses rèves brisés, dans la rébellion de l'adolescente.
Et s'il ne s'agit pas d'un excellent documentaire, il a le mérite de dépeindre, sous une lumière parfois crue, une réalité qui est celle de dizaines, voire de centaines de millions de personnes.
Finalement, ce documentaire me rappelle, au travers des gares bondées et des bousculades, cette Chine que j'ai tant aimée il y a deux ans. Ces odeurs, ces gens qui travaillent sans relâche, ce monde si différent, auquel on se fait pourtant si rapidement. China, I miss you. Mais on se reverra bientôt :)
Ci-contre, la Perle d'orient, une tour de télévision à Shanghai. Se transforme en espère de boule disco la nuit venue. Terriblement Kitsch...et ravissant à la fois. Eh oui.
Le Bund, boulevard qui longe la rivière Huangpu, et ses somptueux édifices datant de l'époque coloniale. Lorsque j'y ai été, la vue était bloquée le long de la promenade, en raison des travaux en cours partout en ville en vue de l'Expo universelle de Shanghai (2010).
Living if - vivre sa vie sans regrets
Et si l'on vivait dès maintenant nos rêves les plus fous?
Si l'on mettait tout en oeuvre afin de vivre nos "si", de faire en sorte qu'il n'y ait pas, ou si peu, de regrets lorsque nous atteindrons nos vieux jours?
Voilà brièvement résumée la vision d'un couple de jeunes Américains, qui présente son cheminement à travers un site, livingif.com , soit "The real life adventures of a couple living their ifs by travelling around the world for 2-3 years."
C'est une démarche que j'admire et qui m'inspire fortement. Bien sûr, il y a le côté voyages. Combien de personnes rêvent de faire le tour du monde, ou plus modestement, de prendre l'avion une fois dans leur vie, de découvrir de nouveaux horizons, sans jamais le faire? L'argent, la carrière, les enfants,la santé, le temps qui passe trop vite nous "empêchent" souvent de réaliser nos ambitions. On remet à plus tard. Et si plus tard devenait maintenant?
J'aime cette idée. Je veux vivre mes "si". Au-delà des voyages, c'est le principe lui-même qui m'attire. Se redonner le pouvoir que l'on a sur notre vie. Savoir que l'on n'a pas à attendre le mois prochain pour se remettre en forme, que cela commence aujourd'hui. Que ce voyage que l'on désire tant faire mérite d'être planifié dès maintenant, qu'il soit petit ou grand. Et que les gens que l'on aime doivent aussi le savoir. La vie est trop courte pour avoir des regrets.
Je veux vivre mes "si". Et cela commence maintenant. Et vous?
*Merci à l'Homme, qui m'a fait découvrir livingif.com
Si l'on mettait tout en oeuvre afin de vivre nos "si", de faire en sorte qu'il n'y ait pas, ou si peu, de regrets lorsque nous atteindrons nos vieux jours?
Voilà brièvement résumée la vision d'un couple de jeunes Américains, qui présente son cheminement à travers un site, livingif.com , soit "The real life adventures of a couple living their ifs by travelling around the world for 2-3 years."
C'est une démarche que j'admire et qui m'inspire fortement. Bien sûr, il y a le côté voyages. Combien de personnes rêvent de faire le tour du monde, ou plus modestement, de prendre l'avion une fois dans leur vie, de découvrir de nouveaux horizons, sans jamais le faire? L'argent, la carrière, les enfants,la santé, le temps qui passe trop vite nous "empêchent" souvent de réaliser nos ambitions. On remet à plus tard. Et si plus tard devenait maintenant?
J'aime cette idée. Je veux vivre mes "si". Au-delà des voyages, c'est le principe lui-même qui m'attire. Se redonner le pouvoir que l'on a sur notre vie. Savoir que l'on n'a pas à attendre le mois prochain pour se remettre en forme, que cela commence aujourd'hui. Que ce voyage que l'on désire tant faire mérite d'être planifié dès maintenant, qu'il soit petit ou grand. Et que les gens que l'on aime doivent aussi le savoir. La vie est trop courte pour avoir des regrets.
Je veux vivre mes "si". Et cela commence maintenant. Et vous?
*Merci à l'Homme, qui m'a fait découvrir livingif.com
Inscription à :
Articles (Atom)
